Guide de vol pour photogrammétrie avec Mavic 3 Enterprise et Matrice 4 Enterprise
Ce guide décrit comment utiliser les DJI Mavic 3 et 4 entreprise pour faire de la photogrammétrie.
La photogrammétrie est aujourd’hui un standard pour produire des orthophotos précises et exploitables dans les secteurs du BTP, de l’industrie, des carrières ou encore de l’aménagement du territoire. Les drones Mavic 3 Enterprise (M3E) et Matrice 4 Enterprise (M4E) sont particulièrement adaptés à ces missions grâce à leur capteur, leur précision GNSS et leur facilité de mise en œuvre.
1. Comprendre l’objectif de la mission
Avant même d’ouvrir votre logiciel de planification, posez-vous les bonnes questions :
- Quel est le livrable attendu ? (orthophoto, MNT, mesure de surfaces, cubatures…)
- Quelle précision est nécessaire ?
- Quelle est la surface à couvrir et dans quel délai ?
Ces éléments vont conditionner l’altitude de vol, le recouvrement, la résolution au sol (GSD) et le temps de mission.
2. Choisir l’altitude et la résolution (GSD)
L’altitude de vol influence directement la résolution finale de vos données.
À titre indicatif avec le M3E / M4E :
- 60–70 m AGL : très haute précision (inspection, petites zones)
- 80–100 m AGL : excellent compromis précision / productivité
- 120 m AGL : grandes surfaces, précision suffisante pour la majorité des usages topo
Plus l’altitude est basse, plus la précision est élevée… mais plus le nombre d’images et le temps de traitement augmentent.

3. Paramétrer les recouvrements
Un bon recouvrement est la clé d’un modèle 2D exploitable.
Recommandations générales :
- Recouvrement frontal : 75 à 80 %
- Recouvrement latéral : 65 à 75 %
Pour des zones complexes (relief, végétation, bâtiments), n’hésitez pas à augmenter légèrement ces valeurs afin de sécuriser l’assemblage.

4. Orientation de la grille de vol
L’orientation des lignes de vol doit être adaptée au terrain :
- Alignez la grille avec la forme générale de la zone pour limiter les demi-tours inutiles
- Évitez, si possible, des lignes strictement perpendiculaires aux bâtiments allongés
- Sur des zones très structurées, une double grille (croisée) peut améliorer la qualité globale
Une bonne orientation permet d’optimiser le temps de vol tout en améliorant la cohérence photogrammétrique.

5. Réglages caméra recommandés
Pour garantir une qualité d’image homogène :
- Mode photo manuel ou priorité vitesse
- ISO le plus bas possible
- Vitesse suffisante pour éviter le flou (souvent ≥ 1/800 s)
- Balance des blancs fixe (éviter l’automatique)
L’objectif est d’obtenir une série d’images cohérentes, sans variation d’exposition d’une photo à l’autre.

6. GNSS, RTK et précision absolue
Les M3E et M4E permettent des acquisitions très précises grâce au GNSS et au RTK.
Bonnes pratiques :
- Vérifiez la qualité du signal avant le décollage
- Assurez-vous que la correction RTK est bien active
- Si nécessaire, combinez avec des points de contrôle au sol (GCP) pour des projets très exigeants
Une bonne géoréférence simplifie énormément l’exploitation des données dans GEO4X.

7. Exploitation des données dans GEO4X
Une fois le vol terminé, les images peuvent être traitées puis importées dans GEO4X pour :
- Visualiser l’orthophoto en ligne
- Mesurer distances, surfaces et volumes
- Comparer des états dans le temps
- Partager les résultats avec les parties prenantes
La qualité de votre mission de vol conditionne directement la valeur des analyses réalisées ensuite.

Conclusion
Une mission photogrammétrique 2D réussie repose avant tout sur une préparation rigoureuse. Les drones Mavic 3 Enterprise et Matrice 4 Enterprise offrent une base matérielle très solide, mais ce sont vos choix de paramètres qui feront la différence.
En appliquant ces bonnes pratiques, vous sécurisez vos acquisitions terrain et maximisez la qualité des données exploitées dans GEO4X, pour des décisions plus rapides, plus fiables et mieux partagées.